Amsterdam

Compositions florales des grands maîtres néerlandais

Écrit par
Lisa Tant
Fleurs dans un vase en verre d’Abraham Mignon (1670)
Nature morte et bouquet en devenir de Dirck de Bray (1674)
Nature morte de fleurs de Rachel Ruysch

Les natures mortes des années 1600, peintes par des artistes tels que Jan van Huysum, Ambrosius Bosschaert et Rachel Ruysch, illustraient une explosion démesurée de fleurs, de fruits, d’insectes et d’autres « vanités » symboliques, comme des livres, des coquillages et des crânes. L’ajout de « vanités » (symbolisme moral) comme des crânes rappelait la brièveté de la vie. Le papillon, quant à lui, était un symbole de résurrection. Les fleurs rares les plus coûteuses, comme la tulipe bigarrée si convoitée, étaient toujours placées au sommet de la composition.


Ces natures mortes luxuriantes témoignaient du talent de l’artiste, qui rendait l’éclat de la lumière, les textures et les contrastes avec un œil attentif aux détails réalistes, le tout sur fond sombre pour un effet des plus saisissants. Ces œuvres n’étaient pas des reproductions exactes de compositions florales existantes (il est fort improbable que toutes les fleurs aient éclos au même moment), mais étaient plutôt une représentation exquise de l’imagination de l’artiste.

Bon nombre de ces œuvres du XVIIe siècle, qui sont encore convoitées aujourd’hui (et reproduites encore et encore sur toutes sortes de médiums, que ce soit du papier peint ou des cartes de souhaits), avaient à l’origine été commandées par des collectionneurs privés dans le but de remplacer de vraies fleurs. Les bulbes eux-mêmes étaient si prisés et coûteux qu’une toile, même peinte par un artiste célèbre, constituait un choix de décoration plus abordable.


Au milieu des années 1600, les Pays-Bas sont devenus le plus important importateur de plantes et de fleurs exotiques du monde entier. Importées de Turquie, les tulipes étaient prisées et constituaient un symbole de rang social en raison de leur rareté et du temps qu’il leur faut pour s’épanouir. La passion pour les tulipes a donné naissance à la « tulipomanie », terme que vous entendrez peut-être de nos jours lorsqu’on parle de spéculation économique. Un bulbe pouvait se vendre au prix d’une très belle maison ou d’un splendide navire. Bien que la manie se soit résorbée en 1637, la tulipe demeure l’une des fleurs les plus souvent plantées dans la région.

Les natures mortes des années 1600, peintes par des artistes tels que Jan van Huysum, Ambrosius Bosschaert et Rachel Ruysch, illustraient une explosion démesurée de fleurs, de fruits, d’insectes et d’autres « vanités » symboliques, comme des livres, des coquillages et des crânes. L’ajout de « vanités » (symbolisme moral) comme des crânes rappelait la brièveté de la vie. Le papillon, quant à lui, était un symbole de résurrection. Les fleurs rares les plus coûteuses, comme la tulipe bigarrée si convoitée, étaient toujours placées au sommet de la composition.


Ces natures mortes luxuriantes témoignaient du talent de l’artiste, qui rendait l’éclat de la lumière, les textures et les contrastes avec un œil attentif aux détails réalistes, le tout sur fond sombre pour un effet des plus saisissants. Ces œuvres n’étaient pas des reproductions exactes de compositions florales existantes (il est fort improbable que toutes les fleurs aient éclos au même moment), mais étaient plutôt une représentation exquise de l’imagination de l’artiste.

Nature morte et bouquet en devenir de Dirck de Bray (1674)
Nature morte de fleurs de Rachel Ruysch

Bon nombre de ces œuvres du XVIIe siècle, qui sont encore convoitées aujourd’hui (et reproduites encore et encore sur toutes sortes de médiums, que ce soit du papier peint ou des cartes de souhaits), avaient à l’origine été commandées par des collectionneurs privés dans le but de remplacer de vraies fleurs. Les bulbes eux-mêmes étaient si prisés et coûteux qu’une toile, même peinte par un artiste célèbre, constituait un choix de décoration plus abordable.


Au milieu des années 1600, les Pays-Bas sont devenus le plus important importateur de plantes et de fleurs exotiques du monde entier. Importées de Turquie, les tulipes étaient prisées et constituaient un symbole de rang social en raison de leur rareté et du temps qu’il leur faut pour s’épanouir. La passion pour les tulipes a donné naissance à la « tulipomanie », terme que vous entendrez peut-être de nos jours lorsqu’on parle de spéculation économique. Un bulbe pouvait se vendre au prix d’une très belle maison ou d’un splendide navire. Bien que la manie se soit résorbée en 1637, la tulipe demeure l’une des fleurs les plus souvent plantées dans la région.

INSPIRATION DU JOUR SUR INSTAGRAM :


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Natasja Sadi, artiste amsterdamoise, crée ses propres compositions florales exquises parfois rehaussées d’une petite reproduction sucrée. La designer de robes de mariée devenue décoratrice de pâtisseries artisanales fait sensation sur Instagram. Elle vend ses imprimés et décore des gâteaux tout en inspirant ses 135 000 abonnés, qui proviennent des quatre coins du monde.